Il sont très bien élevés les gosses qui meurent de faim:
Ils ne parlent pas la bouche pleine, ils ne gâchent pas leur pain.
Ne font pas de petits tas au bord de leur assiette
Ne font pas la grimace quand on enlève un plat.
Ils ne donnent pas au chien le gras de leur jambon.
Ils ont le coeur si lourd qu'ils vivent à genoux.
Pour avoir leur repas ils attendent bien sagement.
Non rassurez-vous, ils ne vont pas crier.
Eux ils pleurent sans bruit, on ne les entend pas.
Ils sont si petits qu'on ne les voit même pas.
Ils cherchent stoïquement du riz dans la poussière.
Mais ils ferment les yeux quand l'estomac se tord.
Non, non soyez tranquilles, ils ne vont pas crier.
Ils n'en ont plus la force: seuls les yeux peuvent parler.
Ils vont croiser leur bras sur leurs ventres gonflés
Ils vont prendre la pose pour faire un bon cliché.
Ils mourront doucement, sans bruit, sans déranger.
Ces petits enfants là, ils sont si bien élevés
Les choses dites une fois sont dites, les redire emmène dans le vide,
parler alors dans l'air dans le vide.
Quelquefois je vous dis des choses alors que vous êtes absent,
ces choses là, dites en dehors de votre présence, sont dites, je ne peux vous les répéter.
Si elles sont perdues je l'ignore, je sais que vous ne les savez pas,
vous pourriez les deviner. Lorsque je vous revois, alors que vous ignorez ce que je vous ai dit, il devient concevable d'imaginer un décalage entre nous. ,
ceux qui chaque fois sont là avec ce qui est advenu. Pourtant j'ai un regret,
celui de ne pas vous avoir dit car j'ai plaisir à vous dire
A certains je peux tout dire
A certains j'ai pu tout dire, je ne sais aujourd'hui ce qu'il serait dit
A d'autres je peux dire certaines choses, aussi je ne leur tais rien
A d'autres je ne dis rien bien que je leur parle des minutes entières
Les choses tues sont de deux ordres
Celui des confidences qui vous compromettraient en les écoutant ou
qui envahiraient notre histoire là où elle n'est pas
Celui du vide que créeraient ces choses, à vous, dites.
Face à vous, afin de garder ma substance je ne dis pas des choses, elles me nourrissent, me constituent,
seulement face à vous, à d'autres je peux les dire.
Parfois ces choses que je vous tais pourraient vous être dites mais pas là,
lors d'un autre temps.
Dire m'est précieux, j'y mets du cœur.
Tango du jardin en le regardant si belle meme à cette saison cette fleur d'amour
———–
C’est le tango des physalis
Cœurs d’or ou rouge divin
Elégantes en vertugadin
Si belles que palissent les lys
C’est le tango des amours
On s’amuse on fait la fête
Mais on peut perdre la tête
Pour de beaux yeux de velours
C’est le tango des baladins
Avec des refrains de jadis
On croirait des volubilis
Qui tournent dans l’air badin
C’est le tango de l’automne
Que l’on danse dans les bois
Où s’amusent fort ma foi
Les fripons et les friponnes
C’est le tango des vertiges
Pas langoureux qui nous grisent
Jusqu’à cette fin exquise
Quand la fleur ploie sur sa tige
C’est le tango des jardins
Que l’on danse au clair de lune
A chacun sa chacune
On en oublie les chagrins
n'oublier pas le 14
Eaux furieuses, l'horizon pleure,
Coulent les larme torrentielles
dans ce zenith devenu sans couleur.
La grande voile se gonflant, pour combattre les flots déferlants,
Guider par un vent divin pour épargner la vie des marins.
Tel qu'il fût ; un fier conquérant, vole sur les vagues le grand catamaran .
Mène à bon port les passagers ; sois victorieux d'un Neptune enragé
Bleu de mer, eaux curieuses, l'horison m'effleure.
Sèche mes larme démentielles et le zénith englouti nos malheurs
Bleu de mer, gris de ciel, frissons sur naturels
Qui touchent les courbes de mon âme, qui font couler une larme,
Fureur marine à la houle douloureuse, subissement
un zenith des larmes illumine un ciel
Rose de mer
Le Coeur en Etoile,
Frissons de Porcelaine
De la Fleur de Corail.
« Jouons » dit l’océan
Un ! deux ! trois ! soleil !
Et la vague rose se fige.
Rires d’Etoiles rouges
Emboîtés comme « poupées russes »
Fleurs dentées de granit de sel et d’écume
Ecloses sur les côtes rocheuses
Rythmes de la danse des pierres
Engrenages forgés par la houle
Le vent les ressacs les tempêtes
Roues crénelées du Temps-Océan.
Roses de granit d’aube et de couchant
Des jardins de légendes
Echos figés de l’art rupestre
Et des premiers enfantements.
« Vu ! » dit l’écume
En riant
A la roche qui tremble.
| <:-(*)<%%-):) | |
Pour tes beaux yeux Le monde je changerai. Et comme un dieu, Ton bonheur je ferai. Je t'offrirai Toute la lune Pour voir briller Ta belle face brune. Je changerai La couleur du soleil, Te bâtirai, Des montagnes de merveilles. Je t'offrirai Toutes les pluies Et des marais D'amour toutes les nuits. Et Je ferai Que la terre tourne à l'envers. Je partirai Refroidir les enfers. Brûler les arbres Du paradis, Faire le palabre D'un amour inédit. Je ferai des petits Trous dans le ciel Pour que les nantis Pensent y trouver du miel. Pour que les anges Tombent sur la terre. Et qu'on les mange Avec des pommes de terres. Pour tes beaux yeux J'oserai d'être heureux. Puisqu'on me dit, Que c'est pour ça qu'on vit. Je ferai des voeux Pour que nous deux Soyons heureux. |
Le galet…
Reproduction infinie de lui-même
Etat transitoire et figé
Entre la pierre d’où il vient
Et le sable impalpable
Qu’il finira par redevenir
Sensible à un signe, une couleur
Mon regard en choisit un sur la grève
Avant que la main ne s’en empare
Eprouve la densité, la rondeur.
Loin très loin des rivages sonores
Des vagues fracassantes
Du mugissement de la marée
Du bout des doigts
Du plat de la paume
Je me prends à le caresser
Comme pour convoquer
Quand la fuite éperdue du temps
M’assaille
Le droit à la singularité de l’existence
- Se sentiment, devenu une habitude,...Avec le temps, telle se fonde une certitude,...Pettit à petit les envie possédant moins d'altitudes,... Les embitions se fond dixcretes, en parlant elles s'éludent...
-
Se sentimen devenu régulier,...fait d'une femme, un personnage particulier... Elle aimerait sortir, pourtant sa peur être convier.... Paradoxe, tourments difficile à trier...
Se sentiment progresse s'adapte aux changements,...Tissant des liens, dont les effets, seront là durablement,...Le savoir est un magnifique complément...
Se sentiment, ce nom doit être en équilibre,...Avec un verbe, agir pour que la femme soit libre,...Retrouver cette force, rendant la vitalité aux fibres.

Tous ces chemins effacés, ceux pris par erreur ceux pris et jamais rendu. De donner des cailloux à semer les pistes parcourues s’effacent au fur et à mesure de l’avancée vers mon inconnu paradoxal. Des disparitions d’images, des flous et des déchirures parcourent nos visions communes, Oublier est un phénomène naturel de la nature humaine.
Le pire voudrait disparaître, perdre de son sens pour mieux nous laisser respirer encore un peu de temps. Respire jusqu’à l’arrivée vers une émergence toute neuve sans cette peau ni ces restes d’armure.




ok à l'occasion d'une sortie un essaie rien que pour toi mon cher boussasssa read more
on AMOUR EN CAGE